Cher journal - 3 et fin
Je rentre donc à 17h30 chez moi. Si j'ai de la chance j'ai droit à un concert de Marco qui joue de la guitare. Je me pose une petite heure, vais faire les courses à la frutería, et oui, tous les jours, j'ai des fruits frais, divers et variés, TOU.LÉ.JOUR! Victor (le mec de la frutería) me porte les courses jusque dans la cuisine (j'ai toujours du mal à m’y faire, je marche dans la rue avec quelqu'un qui me suis en portant toutes les courses, qu'il y ait un sac ou dix, inutile d'insister, je ne peux rien porter. Et encore ça s'est arrangé car j'ai négocié qu'on marche ensemble et pas lui trois pas derrière moi…
On essaye de manger entre colocs sauf quand j’ai trop faim et que je fais ma grosse en mangeant à 19h30, sinon c’est environ 20h. Et là je ne peux pas vraiment dire que je sois sage… Soit je bosse en regardant les sites de la concurrence, leurs vidéos et leurs valeurs (oui oui, pour de vrai). Soit je regarde des bêtises jusqu’à pas d’heure dans la nuit. Soit je sors avec des amis, une bière avec Sebas, une danse avec Santiago, une discussion avec Maricelle ou Marco…
Il faut dire que ça fait un mois que je suis ici, presque deux semaines que je suis installée « chez moi » mais l’adaptation prend un temps fou. Mon corps, mon boulot, la langue, le rythme. Les journées passent et ne se ressemblent pas. Toujours pleines de surprises et d’imprévu et rien ne correspond à ce à quoi l’on s’attend.
Le temps file, la proximité du soleil, la grandeur de la ville… Va savoir, j’ai l’impression qu’ici mes journées durent dix heures et mes nuits cinq (exact petit mathématicien en herbe, cela ne fait pas vingt-quatre…)
Je vais me coucher généralement vers minuit et c’est reparti!
En photo, de droite à gauche : Marco, Maricelle et moi.
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